Mary Quant a fait son grand carnage,Elle a coupé les jupes des filles les plus sages,Ses robes pop toutes courtesOnt fait trembler la terre.

Mary Quant a fait son grand carnage,Elle a coupé les jupes des filles les plus sages,Ses robes pop toutes courtesOnt fait trembler la terre.

# Posté le jeudi 08 mai 2008 17:12

La Dame au Chapeau.

La Dame au Chapeau.

# Posté le jeudi 08 mai 2008 13:57

J'en ai rêvé de te revoirJ'en ai connu des coucous d'un soir.Mais un soir en prenant l'escalierJ'ai vu l'amour sur le palier.Et son sourire, son vieux pull, ses habitudes,Ont pris soudain de l'altitude.

J'en ai rêvé de te revoirJ'en ai connu des coucous d'un soir.Mais un soir en prenant l'escalierJ'ai vu l'amour sur le palier.Et son sourire, son vieux pull, ses habitudes,Ont pris soudain de l'altitude.

# Posté le jeudi 08 mai 2008 10:15

Modifié le jeudi 08 mai 2008 10:54

Elle a dû faire toutes les guerres pour être si forte aujourd'hui.Elle a dû faire toutes les guerres de la vie, et l'amour aussi.Elle vit de son mieux traînant ses rêves et ses regrets loin derrière elle.

Elle a dû faire toutes les guerres pour être si forte aujourd'hui.Elle a dû faire toutes les guerres de la vie, et l'amour aussi.Elle vit de son mieux traînant ses rêves et ses regrets loin derrière elle.
Je t'aime Maman.
(Même si toi, tu es une intelligente cartésienne,
Et que parfois on ne se comprend pas)

# Posté le lundi 14 avril 2008 05:11

Modifié le jeudi 08 mai 2008 10:08

L'instant d'après le vent se déchaîneLes heures s'allongent comme des semainesTu te retrouves seule assise par terreÀ bondir à chaque fois que ton téléphone sonne. Quelque chose vient de tomberSur les lames de ton plancher.La même nuit que la nuit d'avantLes mêmes endroits deux fois trop grandsTu t'arranges pour éviter les miroirsFaudrait que t'arrives à en parler au passéFaudrait que t'arrives à ne plus penser à çaFaudrait que tu l'oublies à longueur de journéeDis-toi qu'il est de l'autre côté du pôleDis-toi surtout qu'il ne reviendra pas.

 L'instant d'après le vent se déchaîneLes heures s'allongent comme des semainesTu te retrouves seule assise par terreÀ bondir à chaque fois que ton téléphone sonne. Quelque chose vient de tomberSur les lames de ton plancher.La même nuit que la nuit d'avantLes mêmes endroits deux fois trop grandsTu t'arranges pour éviter les miroirsFaudrait que t'arrives à en parler au passéFaudrait que t'arrives à ne plus penser à çaFaudrait que tu l'oublies à longueur de journéeDis-toi qu'il est de l'autre côté du pôleDis-toi surtout qu'il ne reviendra pas.

# Posté le dimanche 16 mars 2008 10:46

Modifié le jeudi 08 mai 2008 07:47

La rêveuse bordélique

Dans ce bas monde on trouve deux catégories de gens :
__________.__les cons
__________.__les autres

Vous m'excuserez de m'occuper seulement de la deuxieme catégorie (et puis si vous êtes pas contents, ça veut dire que vous êtes cons, alors que faites vous sur mon blog ?).

Parmi les autres, donc : il y a deux formes d'intelligence :
_____.__l'intelligence ordonnée : les esprits cartésiens, les scientifiques ...
Leur bureau est rangé suivant la règle des Pi (presque un tiers) et eux, dans la rue, quand ils voient un pont, ils se disent "Oh, regarde la belle fonction f(x)=2x² !", et leur chat s'appelle Pir². (C'est un cliché, mais ne me contredisez pas.)

_____.__ l'intelligence artistique : les rêveurs, les poètes, les peintres ...
Pour un esprit cartésien, leur bureau n'est pas rangé. Mais si ! Suivant ta propre conception du Monde du Rangement et de l'Organisation (MRO). L'artiste ne peut pas vivre dans un appart vide. Vide, carré, linéaire. Trop Pi. Trop r². Trop de diagonales égales à la moitié de l'hypothénuse. Non, il faut des couleurs, des photos, des souvenirs. L'artiste est un nostalgique, l'artiste puise son inspiration dans la mélancolie, le temps qui passe, le monde qui ne tourne plus rond. Jusqu'au jour où il rencontre un esprit scientifique qui va lui démontrer par a+b que la Terre tourne toujours autour d'elle même en 24h et autour du soleil en 365. Et pourtant, chez Renan Luce, 24h01 c'est toujours le jour d'avant.

Vous l'aurez compris, je fais partie de la deuxieme forme d'intelligence dans la deuxieme catégorie.

La rêveuse bordélique.

Et vous ?

# Posté le dimanche 16 mars 2008 06:30

Modifié le mercredi 04 juin 2008 15:52

Les ambitions d'un vieil arbre poète

J'en ai vu des choses,
J'en ai abrité des amoureux transis
Par le froid
Se réfugiant dans mes bras
Du vent ou de la pluie.

J'ai 117 ans.
Et on n'est plus sérieux à 117 ans.


J'aurais pu être un palmier au bord d'une plage de sable blanc
Ecoutant le doux murmure des vagues de la plage désertée,
Celui du vent se perdant dans mes feuilles,
Ou celui de la sève qui leur donnait la vie.

Si au moins j'étais le cérisier d'une maison de campagne
Plusieurs générations d'enfants seraient montées dans mes feuilles
Pour cueillir la plus rouge des cerises
Et toucher la plus haute des branches de mon tronc
Celle qui tend vers le ciel
Celle qui tend vers le rêve
Celle qui domine le monde
Jusqu'au jour où cette maison ne serait plus
Vendu avec elle, je serais
Parce que c'est plus possible
Parce que c'est trop loin
Parce que c'est du passé
En réalité, pour rien.

Ou alors j'aurais pu être un baobab.
Témoin des femmes qui dansent
Des hommes qui chantent
Des enfants qui jouent
Vibrant au rythme des Tam-Tam
J'aurais pu être l'arbre du village.
Immortel.

J'aurais encore pu être le plus haut des arbres
Des tas de gens venus des quatres coins du monde viendraient m'admirer
Je serais connu, on parlerait de moi dans mille langues différentes
Entre deux Flashs, j'aurais appris quelques mots.
Et les oiseaux me donneraient des nouvelles de ce qui passe au sol
Mme la chouette s'est entichée de Mr le Renard
Faut croire que son pelage roux lui a plu
Puis je serais le plus vieux des plus hauts arbres de la planète bleue.
J'aurais même droit à des obsèques internationales.



Mais je suis un platane
Planté au bord d'une nationale.
J'ai tué 17 personnes.
On me surnomme l'arbre meutrier.
Alors ce soir on s'affaire à mes pieds
Je ne suis plus qu'un tronc
Qui va bientôt tomber.
Moi j'aimais la hauteur que j'avais sur les choses
Je n'ai pas vu venir la lame qui m'a trahi.

Un vieil arbre poète.
Tombé pour vous.
Les ambitions d'un vieil arbre poète

# Posté le dimanche 16 mars 2008 06:27

Modifié le jeudi 08 mai 2008 09:54