C'est salement romantique mais délicieusement douleureux.




Songe après songe tu me manques et tes pas ne disparaissent pas. Et jour après jour je songe à courir très doucement vers toi. Mais toi tu ne me connais plus. Après ce temps je t'ai vraiment perdu. Et elle se range à tes coté pendant que j'en oublie tes baisers. Et sans sourire j'en ris, mes regrets restent dans ton lit. Et sans rire je souffre car tu as eu mon dernier souffle. Temps après temps je me calme. Et mes larmes ne te ramèneront pas. Et coup apres coup que je donne il ne me lachera pas, et il ne me connaît pas vraiment. Souvent je cherche pourquoi je t'ai laissé. Que s'est il passé dans cette soirée.
Et sans sourire j'en ris, mes regrets restent dans son lit, et sans rire je souffre car il a eu mon dernier souffle.

(J'ai voulu te manquer.)


C'est salement romantique mais délicieusement douleureux.

# Posté le mercredi 28 mai 2008 05:41

Modifié le samedi 30 mai 2009 04:54

Tu ne connaissais pas un dixième du quart de ce qui fait que je suis moi. Et tu osais penser que tu m'aimais.

Tu ne connaissais pas un dixième du quart de ce qui fait que je suis moi. Et tu osais penser que tu m'aimais.
J. joue du piano dans la pièce à côté. Le soleil a empli la pièce d'une atmosphère intemporelle. Ses rayons semblent pénetrer les murs. Ils les traversent, tout comme mon coeur. Jamais je ne pourrais intituler un livre J'aurais aimé que quelqu'un m'attende quelque part. Ce serait mentir. Non pas que je n'aimerais pas mais parce que justement quelqu'un m'attend quelque part. Je dois être le seul être vivant qui trouve sa vie triste à en crever quand elle est simple.

Je joue avec le zip de mes Levi's en pensant a Caroll, Lewis. Le vertige d'Alice.

# Posté le mercredi 28 mai 2008 06:20

Modifié le vendredi 24 avril 2009 15:42

And then God created Alice.

 And then God created Alice.
Le jour où je te quitterais, ce sera pour savoir si tu m'aimes.
Alors il faudra que tu te battes pour moi. Et je t'aimerai.
Oui, j'aimerais que tu te battes pour moi.



Lumière douce, diffuse, du soir. Je tombe de fatigue. Les heures infinies à l'accompagner, la tristesse de me voir déjà partir, la tristesse plus grande encore de ne pas savoir quand je pourrais revenir, revenir à la vie. L'alcool et les parfums lourds des samedis soirs, les plaines parisiennes et les autoroutes noires, les nuits blanchies avec P. (comme au collège, à parler de garçons, de garçons, de garçons, -mais toujours les mêmes au fond -, descendant les escaliers sur la pointe des pieds au petit matin blanc pour aller voler quelque chose à grignoter dans la cuisine) - je tombe de fatigue, et puis aussi, à la sortie du métro sombre et souffreteux, après une dernière volée d'escaliers qui semble interminable, je ferme les yeux et je tombe dans ses bras.


Il fait nuit noire déjà et je suis encore à moitié en pyjama. Enfin, je dis ça pour la forme parce que j'ai horreur des pyjamas. Je pense à N hier soir qui m'a bordée comme une enfant. je pense à N hier soir et je pense à N tout le temps. J'enfile une robe et des gants. je descends dans la rue un instant, acheter des fleurs et prendre le vent.


Fuir.

# Posté le mercredi 28 mai 2008 12:37

Modifié le vendredi 24 avril 2009 15:50

Girls Just Wanna Have Fun !

Girls Just Wanna Have Fun !

Light my fire.

# Posté le jeudi 22 mai 2008 06:49

Modifié le jeudi 26 mars 2009 05:27

LES QUATRE CENT QUARANTE TROIS SALOPES.

LES QUATRE CENT QUARANTE TROIS SALOPES.
Ils ont besoin de perdre un peu leurs repères. Ca fait du bien de ne plus être soi. Même quelques heures. Sans prendre de risque. On ne reverra jamais tous les visages que l'on croise. Ceux sur qui notre regard s'attarde, un peu. Ceux avec qui on danse, ceux qu'on embrasse. Y en a qui te marqueront. Un mec s'est approché et m'a dit : dans toutes les histoires, y en a toujours un qui souffre et un qui s'ennuie. C'est comme ça, viens danser. Mais j'pensais à lui, moi. On est rentré dans cet endroit, y'avait trop de monde. Trop d'histoires laissées au vestiaire. Tu m'as dit Je t'aime, mais y'avait du bruit, y'avait trop de bruit, alors t'as cru que j'avais pas entendu. En fait, j'ai pensé : c'est son problème.
Ce matin mes illusions donnent sur la cour. Tu ne réponds pas au téléphone. J'ai mis une croix sur mes amours, pense Gainsbourg.

# Posté le dimanche 08 juin 2008 16:35

Modifié le dimanche 08 mars 2009 14:59

Encore un, encore une. Un amant, une nuit. Et tout ça pour des prunes. C'est malin ! oh c'est tant pis.

Encore un, encore une. Un amant, une nuit. Et tout ça pour des prunes. C'est malin ! oh c'est tant pis.

Dans ses rêves, elle a des aiguilles et un compte à rebours dans le ventre, les jours où elle pense à lui. Dans ses rêves il lui dit qu'elle est celle qui remplit ses jours, sa folie, sa chérie, son amour. En latex, en princesse, elle se sent toujours à l'aise. Beaux parleurs ou grands timides, elle y va. Dans ses rêves, on ne l'oblige pas à se risquer en dehors de sa bulle. Elle accroche des bouts de fil de fer à ses oreilles, ça brille, elle se coupe elle même les cheveux, c'est bien plus risqué. Elle aime tellement l'aventure. Elle ne sait pas si on peut dire qu'elle aime l'ennui, ou qu'elle ne s'ennuie jamais. Et puis comme on dit : baiser d'un soir, espoir. Tu m'as donné celui-ci en pleine nuit et moi j'ai pensé ne retiens pas ces yeux de toutes façons c'est comme ça et puis tu m'as dit à bientôt je n'ai pas cru à ces deux mots finalement la vie quelle histoire on s'est revus bien plus d'un soir dans les cafés et les trottoirs en sont témoins je t'ai raconté mes espoirs, tu m'as évité tes déboires. Baiser d'un soir, espoir, baiser d'une nuit, aussi. Mais ça c'est pas dans ses rêves.

# Posté le mardi 24 février 2009 05:24

Modifié le dimanche 08 mars 2009 05:52

I have win. But it's only the beginning.

I have win. But it's only the beginning.
I Leave.
I indeed leave.


I swear that I wouldn't regret never having listened to you.

# Posté le vendredi 14 mars 2008 19:15

Modifié le lundi 17 novembre 2008 08:30

Ephémère.

Ephémère.



Le réveil... La chute. Le réveil, poignard transperçant. Le bonheur s'évapore et l'espoir déchu coule tel du sang. Forme une flaque de déceptions. S'y mêlent mes larmes amères. Pour devenir une mer de désillusions. Une mer amère.
Le réveil, état entre vie rêvée et réalité, aussi dure que tranchante, aigüe comme cette lame se promenant sur ma peau...
Le réveil.
Ma chute.




_ Comment tu vas l'appeler ton texte ?
_ Eph
émère.
_
Comme le papillon ?
_
Oui, si tu veux.
_
Et pourquoi éphémère ?
_ Parce
que le sentiment que je décris dans mon texte est éphémère et c'est pour cela que ça fait mal.
_ Ephémère, m'a-t-elle dit,ditative, et cela m'a fait sourire.
_
C'est amer.
_ Comme le citron !
_ No
n, le citron est acide.
_
Ah, alors le citron c'est pour ton autre texte, tendresse acide ?
_ Oui, c'est un oxymore d'ailleurs.
_ Qu'e
st-ce que c'est ?
_ Normal
ement, la tendresse, c'est plutôt sucré, agréable, doux. C'est le contraire de l'acidité. Mettre deux mots ensemble qui sont opposés, c'est un oxymore.
_ Comme mon Papa et ma Maman.
_ Ce sont des choses qui arrivent, j'ai dit, et je m'en suis voulu de parler comme eux.
_
Tu crois qu'un jour je comprendrais ce que tu dis dans tes textes ?
_ Moi même je ne comprends pas.
_ Mais tu expliques ! Alors tu comprends.
_ Je n'explique pas, j'exprime.
_ Quand je serais grande, jcrirais, comme toi. Mais je me ferais nonne, si c'est pour finir comme mes parents, ou comme toi, merci bien.
_ Comment je finis, moi ?
_
Tu fais sécher tes larmes par une gamine de dix ans.
_ Tu n'es pas une gamine. Je sais que tu es bien plus que ça.
_ Pourquoi on dit les lois de l'amour si personne ne les respecte ?
_
Cite moi une loi qui est respectée.
_ Et comment on va faire alors ?!
_
Panique pas, ça fait des siècles que ça dure.
_ Mais si les lois ne sont pas faites pour être respectées, à quoi elles servent ?
_ A donner bonne figure. A faire comme si.
_ A rien ?!
_ A rien, t'as tout compris.
_ Non, je ne comprends rien ! Les gens s'aiment et puis ne s'aiment plus. Alors ils s'offrent des cadeaux. Ils font des enfants et pensent que ça va s'arranger. Ils se trompent. Et c'est pas grave ? Et nous, hein, qui pense à nous, les enfants ??
_ ... Oh, si, moi je crois que tu as vraiment tout compris.

# Posté le vendredi 07 novembre 2008 07:11