" (...) Ce qui ressemble au hasard, souvent, est un rendez-vous. "


Les prémisces du printemps commençaient à se faire sentir. Le soleil réchauffait mes épaules dénudées. Tu marchais les yeux par terre, moi j'avais toujours le nez en l'air, et c'est comme ça qu'on s'est connus. Et je t'ai dit quand leurs ailes sont mortes, les papillons vont où le vent les porte ; on a pris le premier chemin venu. On s'est perdus dans les nuages. On prenait les chemins de traverse même s'ils ne sont jamais les plus courts. Ce qui ressemble au hasard, souvent, est un rendez-vous.


" (...) Ce qui ressemble au hasard, souvent, est un rendez-vous. "

# Posté le mardi 17 juin 2008 08:27

J'vais aller m'asseoir sur le rebord du monde et voir ce que les hommes en ont fait .C'est pas joli, joli, tu vas pas mourir de rire, c'est ce qui est certain.

Chhh ... Elle écoute pousser les fleurs au milieu du bruit des moteurs. Avec de l'eau de pluie elle voyage de temps en temps. Elle mène sa vie en couleurs. Elle collectionne les odeurs de l'automne et les brindilles de bois mort. Et quand l'hiver arrive elle ferme ses livres et puis doucement elle s'endort sur les ailes en duvet de ses deux pigeons blancs jusqu'au premier jour du printemps.


J'vais aller m'asseoir sur le rebord du monde et voir ce que les hommes en ont fait .C'est pas joli, joli, tu vas pas mourir de rire, c'est ce qui est certain.

# Posté le mardi 17 juin 2008 05:41

Modifié le mardi 17 juin 2008 08:12

Et voilà que, du sol où nous sommes, nous passons nos vies de mortels à chercherCes portes qui donnent vers le ciel

Et voilà que, du sol où nous sommes, nous passons nos vies de mortels à chercherCes portes qui donnent vers le ciel

# Posté le mardi 17 juin 2008 04:50

Une terrible envie d'être rousse.

Une terrible envie d'être rousse.

# Posté le vendredi 13 juin 2008 14:53

" (...) comme la surprise d'un baiser volé. "

" (...) comme la surprise d'un baiser volé. "



J'aime ce frisson d'exitation qui traverse mon ventre quand je pense au futur, comme la surprise d'un baiser volé. Je suis au bord de mon avenir, j'ai mon futur entre les mains, au bord des lèvres, dans mon coeur, dans mes jambes de coton... Avant c'était loin sur la Route de la Vie, derrière l'horizon, c'était le petit point noir tout là-bas, on savait pas vraiment ce que c'était. Mais là je me rends compte que j'ai déjà dépassé ce point, je suis déjà au-delà, je joue déjà mon avenir. Le brouillard qui l'entoure se dissipe peu à peu, au fil des rencontres et au fil du temps. Et j'aime ça. Mon indécision. Je ne saurais pas dire comment, mais je sens que je serais heureuse. Et rien que ça me rend heureuse. Je me vois écoutant 'C'est Pas Toi Qui M'Auras' en prenant la ligne 1 (station Louvre -Rivoli). La chaleur du soleil de l'automne sur mes épaules dénudées. Je suis à Paris, j'ai un mini appart, une coloc', j'étudie ce qui me plait. Je me fais remarquer en traversant la place, forcément, les couleurs dérangent.

# Posté le vendredi 13 juin 2008 13:40

Modifié le mardi 17 juin 2008 09:02

Quand le chagrin est là, une journée dure autant que trois automnes.

Quand le chagrin est là, une journée dure autant que trois automnes.
.__Tu dis 'danse, danse, viens dans mes bras, allez tourne, tourne, reste avec moi.' Tu me demandes si je veux bien partir dès le jour car le soleil brille très haut. Tu aimes ça, tu m'attendais alors partons vite si je veux bien, sans retour... Je ris plus fort et te parle de nos projets, nos rêves tout ça. Je te donne la main, je t'embrasse mon amour. Le temps comme ami, toi tu veux bien, mais les amis ça va, ça vient, alors partons vite brûler le jour et la nuit. J'y pense encore, tu le vois bien je sais, et puis alors ? Mais pour l'instant je ferme les yeux, tu passes ta main dans mes cheveux. Tu veux entendre mon c½ur qui bat, tu sais, je crois qu'il chante pour toi, mais en douceur, comme ça tout bas, comme un sourd. Ton c½ur lui s'emballe, il vole haut, peut-être un peu trop haut pour moi. Mais tu t'en fous, tu es vivant pour de bon. Alors partons vite tels deux grains de folie dans le vent, deux âmes brulantes, deux enfants.

# Posté le jeudi 12 juin 2008 09:37

Modifié le jeudi 12 juin 2008 09:49

- C o o c o o n i n g -

 - C o o c o o n i n g -

# Posté le jeudi 12 juin 2008 09:25

Deux PS pour un P.L.L.D.

Deux PS pour un P.L.L.D.
Tu te dis que il y a deux jours tu as vécu la dernière heure de maths de ton existence alors que tu en es à la période où tu expérimentes toutes sortes de premières fois. Tu te sens vieille tout à coup. C'est presque ta première dernière fois. T'as l'impression que tu as déjà passé dix sept ans de ta vie, t'as l'impression d'en avoir rien fait, et tu sais dans un an elle va énormément changer, tu le sais même si ça reste assez flou. C'est déjà une page qui se tourne et j'ai l'impression d'avoir soixante-dix-sept ans en disant ça. J'ai peur de vieillir, j'ai jamais eu aussi peur de vieillir quand je vois à quelle vitesse le temps file, nous coule entre les doigts. Bientôt la nostalgie va arriver comme le chat que je n'ai jamais eu, elle me tourne autour des jambes. Allez viens, roule toi en boule contre moi et ronronne contre mon coeur. Les regrets, la nostalgie du temps qui passe. A la recherche du temps perdu. (Proust était presque aussi fou que moi, je le maintiens. Je vais finir comme lui). Mais le temps que tu passes à rechercher le temps que tu as perdu, tu le perds à profiter du temps que tu n'as pas encore perdu. Tu perds ton temps présent à retrouver le temps perdu. C'est vraiment con. T'es vraiment conne, ma vieille. (Et arrête un peu avec tes minutes pseudo-philosophiques, tu veux ?)

PS : Va - t'en.
PS² : Ne te retourne pas.____________________.__________(seule Pauline comprendra le titre)

# Posté le jeudi 12 juin 2008 05:36

Modifié le jeudi 12 juin 2008 10:58